Les pleurs ressurgissent…

…Après quelques semaines d’absence et d’accalmie.

Une seule rencontre, un seul rendez-vous qui m’a rappelé Ô combien je suis malade, fatiguée et loin de la guérison… Et toute ma tristesse et mon désarroi réapparaissent.

Pourtant, cela me rassure de pleurer de nouveau. J’évacue le plein d’émotions. Je suis consciente de ne pas avoir encore déverser le flots de larmes enfouies en moi. Elles m’ont inondées pendant une dure période que j’espère loin de moi à présent. Mais le réservoir est loin d’être vide.

Pleurer… J’ai souvent pleuré au cours de ma vie. Pleurer, surement la première action de ma vie, ma première réaction pour avoir surgi en ce monde. Pleurer, parce qu’on m’a fait du mal. Continuer de pleurer, parce que personne ne me console, parce qu’on se moque de ma sensibilité, de ma capacité à évacuer mes larmes plus que les autres. Pleurer d’être seule, incomprise.

On m’a longtemps demandée de ne plus pleurer, car ça me rendait faible, nulle et que les gens continueraient de se moquer de moi.

J’ai longtemps pleuré en cachette.

Ne montre pas ta faiblesse !

Ils vont encore te railler !

Tu es vraiment nulle ma fille !

Incapable que j’étais de me consoler, j’alimentais encore plus ma tristesse et faisais naître ma colère. Envers qui et envers quoi au final ? Je n’ai toujours pas réussi à répondre à cette question.

Dorénavant, j’accepte de pleurer, je pleure très fort, je laisse couler, peu m’importe le lieu, les gens qui m’entourent. Ce n’est pas de la faiblesse, c’est un procédé vital et humain qui nous libère, nous alerte. Il m’a avertie quand je ne pouvais plus travailler de la sorte, dans l’environnement où j’évoluais. Il m’a rappelée que je devais mettre le travail de côté, penser d’abord à ma guérison avant de vouloir tout régler. De prioriser mon bien-être avant de réfléchir à une quelconque reprise !

A nos pleurs !

Saoyiste.

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