Au beau fixe

Très peu de personnes le savent mais plus jeune, je voulais être météorologue : j’étais fascinée par le ciel changeant, le gris et le noir des nuages orageux, les tonnerres et leurs mélodies vibrantes. Quant aux tornades et cyclones que je n’ai (mal-heureusement) jamais observés hormis dans les médias, ils me captivaient jusqu’à apparaître dans mes rêves (encore aujourd’hui) sans que je ressente du danger, mais au contraire de l’excitation et de la contemplation.

Puis en 3ème, j’ai demandé à faire mon stage obligatoire d’une semaine à Météo France. Installée à Toulouse, soit à 40km de la maison familiale, la firme n’a cependant pas accepté ma requête sous prétexte qu’elle n’était pas sujette à approuver ce genre de stage… Tout en acceptant d’accueillir une autre fille de mon collège dont la mère travaillait au Conseil Régional…

C’est ainsi que mes aspirations météorologique se sont tristement dissipées… Cependant je n’écris pas ici pour vous parler de cette injustice, mais de la météo de ces derniers jours : celle de mon esprit, de mon âme. Le titre de mon article est quelque peu révélateur, en effet puisque depuis dimanche dernier, je me sens mieux. Et je ressens le besoin d’en parler, d’évoquer et de garder une trace des belles choses que j’ai pu faire ces derniers jours, des belles personnes que j’ai croisées et avec qui j’ai passé du temps.

Et c’est bien la météo, la vraie, qui m’a permise de sortir dimanche dernier avec une amie pour nous offrir le premier bain de soleil de cette année. Avec cette amie, que je vais appeler K., nous ne sommes pas heureuses. Nous sommes désabusées mais nous tenons bon et nous épaulons l’une et l’autre. Donc c’est grâce à K. que j’ai enfin pu sortir la tête de l’eau (du moins de mon appartement dans un premier temps). Une simple sortie pour prendre l’air m’a donc parue être une victoire face aux précédents jours où mon esprit était plongé dans les tréfonds de la dépression.

Un nouveau jour 😌☀️

Une photo publiée par Camille Andriamahatratra (@camillliililillilli) le

Les deux jours suivants, je les ai passés avec le bien-aimé B. Jeux-vidéos, câlins, discussions : des activités qui m’ont été fortement bénéfiques même si j’ai ressenti quelques flottements que j’arrive mieux à gérer afin d’éviter de replonger. Ma technique pour me détendre aura été de faire du repassage ! Une corvée pour certain, mais pas pour moi car j’adore ça. C’est comme un art, accompagné d’un plaisir en retirant les plis disgracieux.

Je suis cachée ! 😲😬🙃 (on se détend comme on peut)

Une photo publiée par Camille Andriamahatratra (@camillliililillilli) le

Le mercredi, j’avais prévu d’aider K. à mettre en vente des objets et vêtements qu’elle souhaitait vendre sur les interwebs. S’agissant d’une tâche dans laquelle j’excelle, il ne m’a pas été difficile de prendre quelques photos, d’ajouter des descriptions et de publier des annonces. Une bonne chose de faite. De plus, je suis parvenue à enregistrer le rire de K. qui est exceptionnel et beaucoup trop contagieux. Dans la même journée, J. la soeur de K. me passe un coup de fil pour me féliciter de mon dernier article, qui lui a beaucoup plu. Cela m’a réjouie d’apprendre que mon blog et mes chroniques plaisent. Toutefois, le trajet de retour pour rejoindre B. a été délicat, une correspondance à la Défense et tout ce que ce lieu m’évoque ayant affecté mon état d’esprit. Malaise de courte durée dont j’ai pu me débarrasser simplement en communiquant.

La journée suivante resta dans la même veine, ponctuée par une séance chez F. mon psychothérapeute, la réalisation de délicieux cookies amoureusement partagés avec K. et B. pour se terminer par mes 2 heures 30 de danse hebdomadaires.

Mes activités du vendredi furent nombreuses et très peu étalées dans la journée puisque mon lever s’était effectué aux alentours de midi… A noter la belle discussion que j’ai pu avoir avec ma mère au téléphone concernant mon éducation, son vécu, mon enfance et ma petite enfance. Je suis heureuse que notre relation évolue dans le sens où nous sommes plus à l’écoute et plus bienveillante vis à vis de chacune. Et cela nous aide énormément. Autant dire qu’après une conversation riche en révélations (je n’arrive toujours pas à croire que j’étais une enfant casse-cou), je ne pensais pas avoir assez d’énergie pour le reste de ma journée. Sans allez dans le détail, j’ai tout de même réussi à aller à mon rendez-vous chez l’opticien (future paire de lunettes en préparation) et même à récupérer mon fouet (à pâtisserie) auprès d’un particulier via le bon coin ! B. me rejoint dans mon 15m2 juste au moment où j’enfourne ma quiche. Superbe coordination.

A présent, je vais pouvoir évoquer ma journée du samedi, qui vient clôturer cette semaine. A vrai dire, je redoutais ce jour car mon amie M. inaugurait Meltdown Tours, et je ne pouvais pas m’y rendre. Ma frustration s’était accentuée par la présence de B. à ce même évènement pour des raisons professionnelles dans un premier temps, sachant pertinemment qu’il allait profiter de la soirée avec M. une amie qui nous est chère à tous les deux, et d’autres connaissances. Bref, j’étais triste de ne pas pouvoir m’amuser avec eux et angoissée de revivre le même samedi que la semaine passée. Fort heureusement, je ne me suis pas laissée abattre et j’ai contacté M. (bon, je vais l’appeler Mel. sinon on ne va plus s’y retrouver) pour savoir ce qu’elle avait prévu de faire ce week-end. Elle m’a parlée de son souhait de visiter la boutique du Tampographe Sardon et m’a invitée à se joindre à elle. C’est ainsi que je me suis retrouvée au milieu d’une toute petite boutique/atelier près de Père Lachaise dont la spécificité est de créer des tampons encreurs décalés, originaux et anticonformistes.

Pour s’en tamponner de la vie 😂

Une photo publiée par Camille Andriamahatratra (@camillliililillilli) le


Puis une fois sorties, vint la question : « On fait quoi maintenant ? » Ce par quoi nous y avons répondu en nous rendant dans le Marais, puis rue Mouffetard. Ensuite sans aucune prévision de son côté comme du mien, nous avons marché direction la péniche AABYSSE pour la soirée SoundSystem organisé par le collectif Stop Harcèlement de Rue, à l’occasion de la semaine internationale contre le Harcèlement de Rue. Connaissant le collectif depuis presque 2 ans, j’imaginais croiser des ami-e-s et connaissances et cela n’a pas loupé. De plus, cela a permis à Mel. de rencontrer une BDiste et illustratrice féministe qu’elle adule (hihi) et de lui faire dédicacer son premier et tout récent ouvrage : Commando Culotte de Mirion Malle. J’en ai profité pour également faire dédicacer le mien, et j’aurai l’occasion de vous montrer son dessin.

Cette soirée m’a comblée : revoir des ami-e-s, discuter et voir Mel. enchantée de rencontrer Mirion, découvrir d’autres structures féministes et leurs actions, récupérer mon parapluie gardé par O., m’offrir une bière, prendre des photos de la Seine, sourire, parler et parler, entendre O. me demander quand j’allais ouvrir mon restaurant car elle trouve que j’ai du talent, manger le seul plat proposé par le bar qui se trouvait être vegan, évoquer mes problèmes avec A. et écouter ses suggestions, dessiner des coeurs, faire des selfies et des câlins à Mel, réaliser que les colocs de S. sont les créateurs d’un évènement auquel je vais participer le mois prochain durant 3 jours…

 


 

Il est des moments où tout se concorde, où « ça roule comme sur des roulettes ». Je m’attendais à ressentir du stress en arrivant sur place puisque notre passage à la péniche n’était pas prévu, mais bien au contraire les circonstances ont fait que Mel. et moi avons passé une superbe soirée. J’aime lorsque mes ami-e-s d’horizons différents se rencontrent et s’apprécient. Je me sens tellement entourée et nourrie d’amour. Mes ami-e-s sont tellement vrai-e-s, sincères, touchants, bienveillant-e-s, je les aime vraiment beaucoup !

Coeur coeur sur vous

Merci à K. puis à Mel. et à O. ainsi qu’à J. et A. Sans oublier B. et M. qui ont tenu promesse en buvant à ma santé et en me partageant un cliché, qui s’avère être la preuve que le dieu des cochons est venu punir B. pour avoir tenter de découper du saucisson !

Merci d’exister, mes épisodes dépressionnaires se dissipent et votre présence ainsi que votre écoute aide mon esprit à rentrer dans une phase anticyclonique.

Des bisous radieux.

Saoyiste.

 

One Reply to “Au beau fixe”

  1. I love you! Superbe article, je suis fan (chat avec des coeurs dans les yeux) J. ;) dit : Répondre

    <3

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