La cause animale en lecture

Arrive le moment où la spontanéité est en vacances. Fort heureusement, de l’inspiration et des idées m’étaient déjà apparues auparavant, ce qui me permet de vous offrir ce merveilleux article ! Il est vrai que j’aime rédiger de manière naturelle et instantanée, ce qui était le cas lors de mes précédents articles mais pourquoi ne pas m’offrir l’occasion d’écrire de manière approfondie sur un thème précis.

Depuis que je suis passée à un mode de vie vegan, les lectures que j’ai pu faire, notamment sur les interwebs, ont été d’une aide précieuse. Elles ont également façonner mes réflexions sur la cause animale et la manière dont je me positionne à l’heure actuelle. Des notions comme spécisme ou abolition me sont apparues et sont venues nourrir mes connaissances.

Je me suis également tournée vers des ouvrages, pour me plonger en détail dans l’univers de la cause animale. Voici les quelques livres traitant de ce thème qui désormais ornent ma modeste bibliothèque.

Faut-il manger les Animaux ? de Jonathan Safran Foer.

A la lecture du titre, n’importe qui peut deviner la couleur du livre. Mais ce que l’ouvrage nous apprend et nous dévoile vient expliquer la démarche et le choix de l’auteur à devenir végétarien. Ma lecture remonte à juillet et août 2014. Cela faisait quelques mois que je m’étais assimilée vegan, si je puis dire. C’était également le moment d’annoncer mon changement de régime alimentaire à ma famille, avec toutes les remarques qui s’en suivent. Bref, un vrai parcours du combattant. Autant dire que je profitais de ma lecture pour exhiber mon livre aux yeux de mes proches histoire de montrer que je prenais ce changement de vie très au sérieux.

A la lecture du titre, on peut en deviner sa couleur...
A la lecture du titre, on peut en deviner sa couleur…

2014 remonte à loin, mais ce livre m’a marquée puisqu’il a été le premier que j’ai lu abordant les thèmes de la cause animale de manière générale, et il fournit un très grand nombre de données sur l’état actuel et les conséquences de l’élevage intensif et de l’exploitation animale. Des informations concrètes qui font froid dans le dos. Mais l’auteur revient également sur le processus qui a amené l’être humain à se nourrir de viande, et à élever des animaux. Je me rappelle très précisément d’une analyse portant sur le chien. En effet, l’auteur, dans un soucis de répondre à la problématique de nourrir toutes les populations humaines, expose de manière pragmatique l’idée que l’élevage canin serait plus profitable et bénéfique que les élevages actuels. Bien sûr, à mes yeux cette réflexion me parait cruelle, mais l’auteur fait ainsi ressortir le spécisme présent dans les comportements contemporains, où l’on classe les animaux en fonction de leur « utilité » et/ou de l’affection qu’on leur porte.

Le livre est très fourni, puisque l’auteur se base sur des études, recherches et également sur son « expédition » dans un abattoir. Il a réalisé une véritable enquête sur le sujet ce qui vaut à son ouvrage d’être reconnu et renommé.

Je le recommande, puisqu’il s’agit d’une valeur sûre, fréquemment cité et facile à lire. Mon âme de graphiste a également apprécié les jeux de compositions typographiques à chaque début de chapitre, qui offre un portrait troublant sur la violence et l’abomination de l’exploitation animale.

Cela vous en bouche un coin !
Cela vous en bouche un coin !

Insolente Veggie, une végétalienne très très méchante, de Rosa B.

Sorti en automne 2015, je me suis empressée d’acquérir l’ouvrage de Rosa B. alias Insolente Veggie, dont le blog et les strips sont fréquemment partagé dans la sphère sectaire végane.

Tu les vois mes canines ? Non !
Tu les vois mes canines ? Non !

Chacune de ses histoires résume, dans un humour cinglant, les péripéties que de nombreux vegéta*iens – dont elle-même – ont connus voire éprouvés dans la vie. Les carnistes et omnivores en prennent bien pour leurs grades. J’ai beaucoup apprécié les notes sur le militantisme et je suis admirative de son implication.

Il s’agit d’un ouvrage plus réjouissant que le précédent même si elle n’y va pas de main morte à l’encontre des spécistes ! Pas mal de ces récits reprennent des planches publiées sur son blog, mais certaines sont inédites. Un bon livre à partager à ses proches pour les éveiller à la cause animale dans un ton plus léger.

L’animal est une personne, de Franz-Olivier Giesbert.

Il me sera plus simple de revenir sur la lecture de ce livre puisque je l’ai acheté le mois dernier. Il est court et facile à lire, cela m’a pris 2 ou 3 heures, juste celles qui ont suivi son achat à vrai dire.

L'animal est une personne

L’auteur évoque son parcours, ses réflexions notamment sur la notion d’intelligence animale qui établirait une sorte de hiérarchie entre les animaux (le spécisme) et qui a forgé son comportement alimentaire au début de son végétarisme… Pas très glorieux mais honnête de sa part, d’autant plus qu’il revient sur de récentes études prouvant les différents degrés d’intelligence dont peuvent faire preuve tous les êtres vivants de la planète.

Il en profite également pour exposer le spécisme présent dans la pensée humaine, et qui proviendrait notamment des écrits de philosophes comme Descartes où l’animal n’était que très peu considéré et totalement dénigré. Il met en parallèle les publications d’écrivains et de chercheurs qui au fil de l’Histoire n’ont jamais cessé de saisir le rôle de l’Homme avec ou vis à vis des animaux. On en apprend beaucoup sur l’image que les animaux ont tenu, bien malgré eux, au fil du temps.

Cependant, ses observations sur la fin de son livre m’ont quelque peu dérangées, j’y ai ressenti du dédain voire de l’hostilité, accompagné d’une sommation brutale à l’encontre des non-végé. Même si son mécontentement et son exaspération sont légitimes, la forme du dernier tiers de son récit me parait être en décalage avec les deux premiers. Cela reste un bon ouvrage, très accessible.

La suite ?

On m’a conseillée Profession: Animal de laboratoire, de Audrey Jougla qui traite, comme son nom le laisse suggérer, des maltraitances subis par les animaux en laboratoire. J’ai également vu beaucoup de retours sur le Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard, et tout récemment sur l’ouvrage Confortablement ignorant de Richard A. Oppenlander. En attendant de faire un choix, je retourne à la lecture d’une de mes dernières acquisitions qui traite du Charme discret de l’intestin : fascinant !

 


 

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