Situations saugrenues d’une vie de végane

L’été, les vacances, le Soleil, les règles… Des excuses pour expliquer pourquoi je n’ai pas suivi – une fois de plus – mon planning édito ! Qu’à cela ne tienne, j’ai eu une petite idée d’article dans lequel je vais vous raconter quelques situations étranges que j’ai pu vivre dans ma petite vie de végane. Des anecdotes, des prises de conscience qui me font réfléchir avec humour, ou pas à mon statut d’extrémiste radicalo-bobo-écolo de végane.


Mon grand-père était chasseur et a travaillé dans un abattoir.

Avec un constat pareil, je me demande quel type de relation j’aurais pu entretenir avec lui. Il est mort très jeune, ma mère n’avait que 22 ans à tel point que j’ai cru qu’une malédiction en mode « Les Ensorceleuses » pesait sur ma famille. Heureusement mon père est encore en vie <3 ! Bon il n’est pas végane…

Là où je souhaite en venir c’est qu’autour de nous, parmi nos proches, il y a forcément des gens qui ont ou ont eu des comportements spécistes. De part leur éducation, leurs traditions… Et réaliser que mon grand-père a été une personne très proche et actrice de la cruauté envers les animaux me révèle à quel point le véganisme n’est qu’un sujet actuel  et que nous nous battons pour montrer que l’exploitation animale n’a rien de « normal » ou d’une obligation !

 

Une amie de mes parents, qui est fille de bouchers, a réalisé des tests sur des animaux.

Oui, mon entourage fait flipper ! J’ai appris ce deuxième fait récemment, de la bouche de cette amie. Et elle m’a racontée comment elle a été amenée à réaliser des tests sur des animaux lorsqu’elle travaillait dans un laboratoire pharmaceutique. Cela remonte à quelques années déjà et ce n’est clairement pas une période dont elle est fière. Dans son récit, il y a eu une part très descriptive de la situation, où elle nous a expliqué le fonctionnement de son labo et sur quels types d’animaux ils étaient amenés à faire des tests. Entre les souris dont la durée de vie n’excédait que quelques semaines, et les chiens ou les singes… leurs comportements et « attachements » étaient très variables. Ils utilisaient certains noms de code pour parler des animaux qui allaient être amenés à mourir et ceux qui continueraient de vivre… Je me rappelle que dans un cas particulier, une première équipe de chercheurs étaient en charge de la naissance des chiots et de leur développement, tandis qu’une seconde équipe s’attelait aux tests et à la mise à mort de ces mêmes chiots… le premier groupe étant absolument incapable d’effectuer eux-mêmes les tests de part l’attachement provoqué lors de la phase de croissance des chiots.

Face à ce genre d’histoire, je ne sais pas comment réagir. J’écoute. J’essaye de comprendre.

Face à ce genre d’histoire, je découvre une fois de plus le paradoxe qui se déploie entre les être humains et non-humains. Que les premiers soient autant capables d’amour et de considération envers les deuxièmes, sans toutefois éprouver de malaise lorsqu’ils participent à leur torture et à leur mise à mort.

Un tel conditionnement si fort, bien implanté dans nos cerveaux qui nous permet de valider la mort d’animaux pour notre seul intérêt.

 

Lors d’une soirée, un ami d’ami me parle avec passion de son amour pour l’équitation…

… alors que quelques minutes plus tôt il avait pris connaissance de mon statut de végane. Je suis sure que ce genre de situation est arrivée à grand nombre de véganes. J’avoue être désemparée face à ce genre d’attitude. J’ai bien acquis le fait que l’équitation est une pratique spéciste au cours de laquelle, par le biais du dressage et de l’enfermement, l’humain exploite les chevaux. Et pourtant, je ne sais pas quoi répondre lorsqu’une personne qui est autant « passionnée » me raconte les bienfaits d’une telle pratique, de la beauté et de l’attachement qui se crée entre l’animal et l’humain. Surtout quand il est impossible dans placer une.

Par simple politesse, je reste à l’écoute, j’apprends et tente de comprendre. Ce genre d’expérience me permet également de me forger une opinion sur telle ou telle pratique spéciste ou non. Et après ? Dois-je faire la morale à cette personne ? N’ayant aucune connaissance sur le sujet, il m’est assez difficile de légitimer un avis sur la question. Malheureusement, je n’ai pas toujours l’énergie pour démontrer les méfaits de toutes les exploitations animales…

 

Le collègue qui parle de sa dernière chasse à courre lors d’un déjeuner, devant l’admiration des autres collaborateurs…

Durant cette épreuve, j’ai ressenti le malaise à 1 000%. Cet ancien collègue est un fan de chasse, il n’est pas capable de remettre en cause cette « activité ». Il parlait avec fierté de la traque à laquelle il a assisté, jusqu’à épuisement de la proie, un cerf en l’occurrence, qui a été « gracieusement » offert aux chiens après leurs maints efforts pour l’affaiblir. Il ne manquait pas d’aller dans le détail, et je sentais bien qu’il ne réalisait pas la forte gêne que cela me procurait. D’autres personnes présentes lors de cette scène l’ont bien senti, en comprenant parfaitement en quoi la chasse est problématique. Sauf qu’elles en riaient !

C’est dans ce genre de situations que je sens un énorme décalage entre les anti-spécistes et les spécistes, pour qui une remise en cause de telles pratiques et de l’exploitation animale dans son ensemble leur est futile.

 

Un grand-oncle, m’ayant un jour sortie une remarque désobligeante, est récemment passé au végétalisme.

Une petite note plus positive pour terminer mon récit. En effet, j’ai appris tout récemment que ce grand-oncle, qui va bientôt nous recevoir chez lui, a prévu de concocter un plat végane pour lui et moi, car il mange désormais végétalien ! Ma mère annonce avec contentement ce changement en stipulant que j’en suis en l’origine alors que je n’ai absolument rien fait ! Du coup, je suis contente pour lui et les animaux, même si il s’agit d’une décision purement sanitaire de son côté.


L’été continue, les vacances aussi ! Je m’octroie donc un mois de rédaction plutôt « freestyle » comme pour juillet ! Et je reviendrai également sur mes dernières décisions, les choses ont beaucoup évolué en quelques semaines.

À très bientôt,

Saoyiste

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